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Interview vidéo du Coordinateur du défilé de la Biennale de la Danse de Lyon

TYVA Energie a interviewé Renaud Contra, Coordinateur Général du défilé de la Biennale de la Danse de Lyon pour le groupe Grenoble Agglomération. 

Découvrez comment notre station électrique portable PowerBox a été utilisée lors de la pré-répétition générale du défilé pour apporter puissance et autonomie aux différents appareils électroniques utilisés sur le char.

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Présentez-vous

Je suis Renaud Contra, je suis Coordinateur du Défilé de la Biennale de la Danse pour le groupe Grenoble Agglomération. Ça représente à peu près entre 160 et 200 personnes au final, essentiellement des amateurs. Mon métier de coordinateur, comme son nom l’indique, revient à coordonner : c’est assez simple entre guillemets et ça peut parfois être compliqué. C’est essayer de veiller à ce que tout se passe bien évidemment pour amener tout le monde à l’événement. L’événement, c’est le défilé de la Biennale de la Danse le 10 septembre. La coordination c’est, à partir du moment où on a commencé, vérifier que sur tous les aspects, les choses se passent du mieux possible en sachant que je ne suis pas tout seul. Je m’appuie évidemment sur les gens qui, chacun dans leur domaine, s’occupent par exemple de la danse, de la construction du char, des costumes, de la musique, de la technique, etc. J’essaie d’avoir un peu un œil à tout on va dire, et de déceler dès que c’est possible en amont des potentiels problèmes pour essayer de trouver des solutions. En général ça marche, sinon ça veut dire qu’il y a un problème ! Mais voilà ce que c’est la coordination d’un projet de ce type et notamment du défilé dont on parle.

En quoi consiste la Biennale de Lyon ?

Les biennales de façon générale correspondent à un nom générique. Comme son nom l’indique, cela signifie que tous les deux ans, il y a une alternance à Lyon. Tous les deux ans c’est plutôt les arts visuels, et tous les deux ans c’est la danse. Cette année 2023, c’est la Biennale de la Danse. Pendant un mois, concrètement tout le mois de septembre à Lyon et dans toute la région Auvergne-Rhône-Alpes : spectacles de danse. Partout, dans toutes les salles de spectacle, mais aussi en extérieur, dans des petits et gros lieux. Le point d’orgue traditionnel quand c’est l’année de la Biennale de la Danse, c’est le défilé depuis plus de 20 ans maintenant.

L’idée est assez simple : à l’époque le directeur de la Maison de la Danse, Guy Darmet, revient d’un voyage à Rio. Il revient évidemment avec les yeux remplis d’étoiles en se disant « Moi qui suis directeur de la Maison de la Danse, ça serait logique qu’on fasse quelque chose autour de la danse, un gros événement, une grande parade ». L’idée de génie qu’il a eu à l’époque, c’est de se dire que, contrairement à Rio et étant donné que ce n’est pas la même culture, on a la chance en France d’avoir pleins de chorégraphes professionnels, dont c’est le métier d’essayer de mettre les gens en mouvement. Son idée est de faire un peu la même chose que le carnaval de Rio, mais de demander à des chorégraphes professionnels, à la tête de chaque projet, de chorégraphier ces défilés-là. De cette idée-là, on arrive à aujourd’hui et on se retrouve le dimanche 10 septembre à Lyon. On sera 12 villes, donc 12 projets de tout Auvergne-Rhône-Alpes avec à la tête de chaque défilé un chorégraphe. Pour Grenoble-Agglomération, c’est Bouba Landrille Tchouda qui est le chorégraphe de la compagnie Malka. Toutes les villes qui participent à chaque fois à ce défilé ont un ou une chorégraphe à leur tête. L’important des défilés, c’est des pratiquants amateurs : tous les âges sont acceptés à partir de 10 ans. Il y a aussi de la musique jouée en directe ou enregistrée. Pour nous ça sera jouée en directe avec des percussions de type batucada, des cuivres, des trompettes et puis évidemment la danse, les mouvements, les costumes et le fameux char.

C’est important quand il y a une parade ou un carnaval d’avoir un char. Nous on a un char qui va représenter une sorte de montagne qui bouge et qui se déplace. Je n’en dis pas plus parce qu’il faut aller voir ça en vrai le dimanche 10 septembre à Lyon ! L’idée est d’être dans un thème qui est autour des Jeux olympiques, ou en tout cas autour du sport. À Grenoble-Agglomération, ça s’appelle « À nos jeux », c’est-à-dire qu’on interprète nos Jeux olympiques à nous. On en fait une interprétation qu’on verra avec pleins de mouvements qui vont évidemment faire penser à pleins de sports différents. Pareil pour ça, il faudra venir découvrir parce que le chorégraphe Bouba Landrille Tchouda s’est un peu amusé avec tous les mouvements sportifs.

Vous avez besoin d’une source d’énergie externe, pourquoi et laquelle utilisiez-vous jusqu’à présent ?

Notre choix là pour ce défilé, Grenoble-Agglomération s’est tourné non pas vers la bande son mais la reprise en directe avec des micros HF spécifiques qu’on appelle des DPA de façon générale. C’est des mini-micros qui sont sur des pinces et qu’on met par exemple au bout de la trompette. On va avoir un petit crochet au bout du pavillon de la trompette. Là on va utiliser 8 micros HF qui vont forcément être reliés à des émetteurs-récepteurs avec un système de câble, des enceintes, un amplificateur, etc. Pour tout ça, il nous faut évidemment une alimentation électrique.

Jusqu’à maintenant, et de tous temps d’ailleurs, c’est assez compliqué. Il y a 20 ans, les premières générations de groupes électrogènes de l’époque étaient compliqués, bruyants, avec un pot d’échappement à gérer. Les échappements doivent être forcément vers la verticale, sinon on va polluer et peut-être même blesser les gens au niveau de leur santé et de leurs poumons, ce qui n’est pas le but. Donc ça a toujours été le cas, et question bruit les générations plus récentes de groupes électrogènes sont soi-disant insonorisés mais ils font quand même un bruit assez intense. Et puis il y a une question très pragmatique de sécurité, c’est-à-dire que de se balader avec un groupe électrogène, même dans une base de fourgon ou de camion qui fait office de char, c’est potentiellement dangereux même en prenant toutes les précautions nécessaires. Il y a aussi quelque chose de pas pratique du tout parce qu’il faut prévoir éventuellement une réserve d’essence ou de carburant.

L’idée de, comme la tendance de la société actuelle d’aller vers des choses beaucoup plus simples en termes d’alimentation, des choses autonomes, des solutions qu’on peut recharger comme un téléphone ou une trottinette, ça parait évidement aller de soi.

Renaud CONTRA
Coordinateur du défilé de la Biennale de la Danse

Pourquoi vous tourner vers une station électrique portable plutôt qu’un groupe électrogène ?

Pour des raisons clairement de sécurité, pratiques, de poids aussi mine de rien. La PowerBox de 110 kg a l’air d’être lourde mais c’est tellement bien fait que ça roule super facilement et ce n’est pas compliqué. Il y a des rampes super simples à installer pour la faire monter dans le véhicule dans notre cas. Le test qu’on a fait là en termes d’autonomie est plus que concluant. Je pense qu’on était largement au-dessus en termes d’autonomie potentielle et je dirais qu’on a dépensé même pas 10% de la puissance délivrée par ce modèle-là. Je précise bien qu’on avait le modèle qui est le plus puissant et qui est peut-être trop puissant pour notre usage. Mais c’est bien dans des cas de tests comme ça, puisque c’était un vrai test pour nous de pré-répétition générale il y a quelques jours à Grenoble, d’être sûrs de notre fait et de ne pas avoir de problèmes d’alimentation. Clairement le test est concluant, même plus que concluant. 

À quels enjeux est liée l’utilisation d’une station d’énergie portable ?

Je pense que je peux dire de façon générale pour presque tous les défilés que dès qu’il y a diffusion de son, puisqu’en général lors d’un défilé il y a souvent du son, ça peut être des micros ou une bande son, la première question va être l’alimentation. Par définition, une parade c’est quelque chose qui est en mouvement : les gens marchent, c’est des véhicules qui se déplacent. On peut prendre l’exemple du carnaval de Dunkerque ou Nice, qui assez proche finalement puisqu’il y a des chars qui se déplacent. En général ça se gère assez simplement comme c’est un véhicule. Mais concrètement, il faut aussi qu’on embarque des solutions de sonorisation et effectivement c’est la première chose qu’on doit vérifier. Donc en premier trouver une source d’alimentation, et deuxième approche technique c’est le système de sonorisation, c’est en général les deux premières choses qu’on doit tout de suite anticiper indépendamment de trouver sur quelle base on va construire le char : un véhicule, un tracteur, une remorque, etc. Les premières solutions, c’est très bien tout ça mais comment est-ce qu’on va alimenter cette diffusion du son ? Pour moi, ce n’est presque peut-être pas la première chose, mais ça arrive en tout cas dans les premières étapes de se poser la question de comment est-ce qu’on va alimenter de façon autonome. Le but étant vraiment d’être autonome. C’est selon moi le mot qui représente le plus l’intérêt de cette solution : l’autonomie, vraiment.

Pensez-vous qu’il soit pertinent d’utiliser ce type de solution à plus grande échelle ?

Dans le domaine du cinéma, du BTP, des travaux, etc… ça paraît évident. Moi j’insiste sur le secteur du spectacle vivant. Le domaine du spectacle vivant a des besoins de plus en plus, même si ça a toujours existé évidemment. Une salle de spectacle a une programmation avec des spectacles dans sa salle ou dans ses salles de spectacle pour les plus grosses. En général, il y a l’idée de faire tourner avec ce qu’on appelle des petites formes dans le domaine du spectacle, ça veut dire quelques danseurs, musiciens et comédiens qui vont faire des spectacles à destination d’un public qui n’est pas forcément dans la grande ville de la salle de spectacle. Cela signifie au niveau logistique de devoir se déplacer avec du son, de la lumière, des décors, des costumes et les artistes évidemment. On arrive à la question : comment est-ce qu’on va alimenter tout ça ? Les projecteurs, le son, les micros, la bande son, etc. Invariablement, on va arriver dans des situations souvent sur ces tournées, si je prends cet exemple précis, de savoir où est-ce qu’on va s’alimenter. Il va falloir demander des autorisations, trouver des lieux, des salles municipales, des salles qu’il va falloir ouvrir spécifiquement parfois uniquement pour accéder à une alimentation électrique.

C’est une évidence que cette solution qui est simple, pas lourde, autonome, facile à charger, peut je pense clairement faciliter notamment le travail des régisseuses et des régisseurs qui partent sur ces spectacles-là un peu partout. Pour moi c’est une évidence que, dans le domaine du spectacle vivant, c’est un matériel qui pourrait faire partie du kit normal qui existe dans toutes les salles de spectacle. Toutes les salles de spectacle ont en général un type de matériel qui part en tournée.

À ce jour, il n’y a pas de solution d’alimentation simple. Ou alors ça va être ponctuellement, par exemple les festivals utilisent beaucoup ça, des énormes groupes électrogènes avec toutes les nuisances qu’on peut imaginer. Même si évidemment il y a une bascule, une transition, les grands festivals commencent à utiliser de l’énergie solaire ou des appros en batterie, il n’y a pas de solution pour l’instant me semble-t-il qui soit encore très pratique et très accessible. Pour moi c’est un développement avec un potentiel fort, évidemment.

Renaud CONTRA
Coordinateur du défilé de la Biennale de la Danse

Selon vous, quels pourraient être les axes d’amélioration d’un tel produit encore récent sur le marché ?

Je l’avais vu en photo et en vidéo, je l’ai utilisé une fois sur une journée pleine. Pour moi il est déjà parfait parce que les axes qui permettent notamment de le transformer entre guillemets en valise sont super pratiques à mettre en place : c’est comme si on tirait sa valise et qu’on la re-rentrait après. Des protections aux quatre endroits qui permettent de protéger aussi pour les chocs puisque c’est du métal. Concernant la partie strictement alimentation, il a tout : le nombre de prises en 220 V nécessaires, les grosses prises Marechal, etc. À part ça, qui est vraiment de l’ordre de l’affichage et de l’information grand public, pour tout un chacun ça me paraît intéressant de savoir ce qu’il reste de façon très simple en termes d’autonomie. Pareil quand on est sur le moment de charge, d’avoir le même type d’icone qui va dire le temps de charge qu’il reste parce que ça peut être utilisé après par tout un chacun si je prends l’exemple d’une salle de spectacle. À part ça, sur la partie de la connectique et de tout ce qu’il y a offert là, pour moi il y a tout ce qu’il faut. Les roues aussi sont hyper pratiques, ce n’est pas un détail puisque ça permet d’aller notamment dans des terrains qui peuvent être un peu cabossés sans avoir de problème.

Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite des événements ?

Maintenant qu’on est équipés et qu’on sait qu’on ne va pas galérer au niveau de l’autonomie, que ça se passe super bien ! Déjà la répétition s’est très bien passée. Surtout il faut venir à Lyon ! Ou Grenoble si vous n’habitez pas loin le 2 septembre, c’est un samedi après-midi, vous pouvez venir pour la répétition générale. Et puis après si vous êtes plus proches de Lyon vous venez le dimanche 10 septembre après-midi à 14h30, départ Place des Terreaux. C’est une obligation de toute façon !

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